Photos © C. Mélin
Au gré de nos envies
Ce que je trouve le plus bizarre ici ? Le fait que, contrairement à Londres, Paris reste aussi peu mélangé socialement parlant, qu’il y ait des quartiers de français et des quartiers d’émigrés, et un gigantesque fossé entre les deux.
Ce que je préfère dans cette ville ? Sa splendeur, son échelle humaine, son métro bon marché [je continue à l’utiliser systématiquement les écrivains devraient rester proches du quotidien] et le fait que je ne m’y ennuie jamais. Peut-être aussi la qualité de vie [surtout par comparaison avec Londres, véritable Léviathan où tout le monde est excessivement stressé]. Mais comme je ne travaille pas à Paris, il faut reconnaître que je mène la vie d’un étudiant aisé.
Comme j’essaie souvent de me le rappeler au cours de mes flâneries parisiennes, les écrivains ne devraient jamais se plaindre trop bruyamment de la difficulté de leur art. Par rapport à tous ceux qui ont des horaires de travail fixes, nous avons le privilège de sillonner une ville comme Paris au gré de nos envies…